Ver à soie, de l’élevage au cocon

Le ver à soie , de l’élevage au cocon, tout savoir sur le Bombyx mûrier. Lorsque nous portons des vêtements en soie, le plaisir que procure cette étoffe nous fait vite oublier comment l’homme a pu inventer la façon de tisser cette fibre. Or au départ il y a un insecte qui est la chenille du papillon bombyx du mûrier. En somme il y a au départ un ver blanc qui se nourrit exclusivement de feuilles de mûrier et qui va muer quatre fois avant de produire un cocon dans lequel il effectuera sa mue. Ce cocon est un seul fil de soie qui peut mesurer jusqu’à 1,5 km de longueur. C’est ce fil qui permettra par tissage, de produire la soie dont la douceur n’a pas d’égale.

ver soie bombyx murierDe l’élevage au cocon

Les chinois avaient produit cette soie depuis 5000 ans et gardaient jalousement son secret, mais c’était sans compter sur Marco Polo qui à travers ses périples ouvrit la route des épices et celle de la soie. Des foulards pour hommes et femmesLe Sud Est de la France vit son niveau de vie augmenter quand les paysans se lancèrent dans la construction de magnaneries, véritables élevages de vers à soie (« magnan « en occitan, qui veut dire mangeur). Il fallait de la chaleur, des feuilles de mûrier et des vers pour ensuite récolter les cocons après avoir ébouillanté les vers.

Petite histoire du Bombyx mûrier

La soie a ensuite donné lieu à de véritables activités dérivées, comme la teinture et la peinture sur ce support qui a ses exigences mais qui est magnifié si l’on s’y prend bien. L’art du batik est au départ fait sur de la soie avec des zones de couleurs séparées par de la cire que l’on coule pour ne pas que les encres se mélangent ou diffusent à travers la soie. C’est l »Asie qui est aussi à l’origine de l’art du batik. La soie a vu les modes se suivre, du kimono à d’autres vêtements plus contemporains, mais jamais on a réussi à remplacer ou synthétiser cette fibre naturelle.